Les preuves d’abord. Le capital ensuite.
L’exploration est une suite de décisions prises dans l’incertitude. À chaque étape, nous nous demandons ce que montrent les preuves et quel doit être le prochain test, pour que les périmètres prometteurs continuent de franchir les étapes.
Démonstration satellitaire

Un signe d’oxydes de fer.
Rapport de bandes B04 / B02 (rouge sur bleu). Des valeurs élevées suggèrent du fer ferrique : un chapeau de fer (gossan) issu de l’altération météorique de sulfures, ou une altération météorique ordinaire. Cherchez des motifs cohérents sur la roche à l’affleurement, puis comparez avec la réponse des hydroxyles et les failles cartographiées.
Un sol riche en fer, des matériaux transportés ou une altération météorique ordinaire peuvent donner la même réponse.
Cette réponse vient-elle d’une roche sulfurée ayant subi une altération météorique, d’une roche ordinaire riche en fer, ou du sol et de matériaux transportés ?
Un seuil relatif à cette scène, pas une probabilité de minéralisation. Les deux rapports proviennent de la même scène : leur concordance n’est pas une confirmation indépendante.
Les zones blanches de la vue « Tout » ont été écartées pour des raisons de qualité des données ou de végétation. Elles ne prouvent pas une absence. Failles : trait plein si connues, pointillé si masquées ; positions approximatives.
Cliquez sur l’image pour lire les deux rapports en ce point. Au clavier, placez le focus sur l’image et appuyez sur Entrée, puis déplacez le repère avec les flèches.
Zone écartée. Aucune lecture en ce point.
- Oxydes de fer · B04 / B02
- Hydroxyles · B11 / B12
Des rapports de réflectance, pas des teneurs en métal.
Cuprite est aride et les roches y affleurent bien. En terrain à altération météorique profonde ou couvert de végétation, les mêmes rapports de bandes montrent bien moins de choses : d’où l’importance des autres types de preuves.
Chaque étape doit justifier la suivante.
- Étude documentaire
- Cartes publiées
- Données régionales
- Imagerie satellitaire
- Altimétrie
- Géophysique régionale
- Cartographie de terrain
- Géochimie
- Géophysique
- Tranchées
- Forage
- Analyses
- Quatre cartes. À partir de la deuxième, chacune agrandit dix fois la partie encadrée de la précédente : une ceinture qui s’étend sur environ 1 000 kilomètres, une zone d’environ 100 kilomètres, une cible d’environ 10 kilomètres et un prospect d’environ un kilomètre. La même structure traverse les quatre cartes.
- Étape 1Partir de la ceintureCeinture1 000 km
Pourquoi un système minéralisé existerait-il ici ?
Le contexte tectonique et le modèle de gisement passent en premier.
- Étude documentaire
- Cartes publiées
- Données régionales
Coût relatifRetenir les zones dont le dossier géologique est cohérent.
- Étape 2Lire la surfaceZone100 km
Ce que l’on observe en surface cadre-t-il avec ce modèle ?
Altération possible, structures candidates et unités rocheuses, lues sur les données satellitaires et géophysiques régionales.
- Imagerie satellitaire
- Altimétrie
- Géophysique régionale
Coût relatifHiérarchiser les secteurs à visiter.
- Étape 3RecouperCible10 km
Qu’est-ce qui conforte le modèle, et qu’est-ce qui le contredit ?
Des preuves indépendantes, issues de la cartographie de terrain, de la géochimie et de la géophysique.
- Cartographie de terrain
- Géochimie
- Géophysique
Coût relatifClasser les cibles selon leur adéquation géologique, et énoncer ce qui reste inconnu.
- Étape 4Tester et affinerProspect1 km
Quel test ferait changer la décision ?
Échantillonnage détaillé et tranchées, puis forage et analyses lorsque c’est justifié.
- Tranchées
- Forage
- Analyses
Coût relatifDécider de l’étape suivante au vu des preuves.
Pourquoi un système minéralisé existerait-il ici ?
Le contexte tectonique et le modèle de gisement passent en premier.
Retenir les zones dont le dossier géologique est cohérent.
Ce que l’on observe en surface cadre-t-il avec ce modèle ?
Altération possible, structures candidates et unités rocheuses, lues sur les données satellitaires et géophysiques régionales.
Hiérarchiser les secteurs à visiter.
Qu’est-ce qui conforte le modèle, et qu’est-ce qui le contredit ?
Des preuves indépendantes, issues de la cartographie de terrain, de la géochimie et de la géophysique.
Classer les cibles selon leur adéquation géologique, et énoncer ce qui reste inconnu.
Quel test ferait changer la décision ?
Échantillonnage détaillé et tranchées, puis forage et analyses lorsque c’est justifié.
Décider de l’étape suivante au vu des preuves.
Sous la surface de la quatrième carte. Sol et roche altérée sur la roche saine, plus épais le long de la structure : c’est pourquoi le satellite et les échantillons de sol n’en voient que le sommet. La structure est en tirets et se termine par un point d’interrogation : les forages sont là pour y répondre.
- Ceinture volcano-sédimentaire
- Granitoïde
- Couverture plus récente
- Structure interprétée
- Réponse satellitaire, de faible à forte
- Secteur à visiter
- Retenu pour l’étape suivante
- Échantillon de sol, du fond géochimique à l’anomalie
- Contour d’une anomalie en sols
- Anomalie géophysique
- Cible, numérotée selon son rang
- Tranchée
- Base de l’altération
- Trace de la coupe
- Forage, de la tête à l’extrémité
Les symboles sont agrandis pour rester lisibles : un pixel satellitaire mesure de 10 à 30 mètres de côté, et les échantillons de sol sont bien plus rapprochés que sur le dessin.
La dernière carte montre un premier test en préparation, non un résultat. Les barres indiquent l’ordre des coûts, non leur montant. Les tests peu coûteux passent en premier, afin de réserver les plus chers aux secteurs dont le dossier est le plus solide.
Cinq types de données. Une seule équipe pluridisciplinaire.
Spécialistes de la télédétection, géophysiciens, géochimistes, géologues de terrain et spécialistes des données travaillent sur le même terrain, en une seule équipe. Chacun connaît les limites de ses propres preuves. La liste des cibles se construit ensemble.
La question d’abord
Quel type de gisement ce périmètre pourrait-il renfermer, et que montrerait alors chaque type de données ?
Le modèle géologique décide quelles données méritent d’être acquises, et dans quel ordre.
Imagerie satellitaire
Indique quels groupes de minéraux pourraient affleurer. Ne dit rien de ce qui se trouve sous couverture ou sous la végétation, ni des teneurs.
Radar et altimétrie
Montre les formes du relief et les structures possibles, même sous les nuages. Ne dit pas si une structure a un jour drainé des fluides minéralisateurs.
Levés géophysiques
Montrent les contrastes de propriétés physiques en profondeur. Chaque anomalie a plusieurs sources possibles, jusqu’à ce que la géologie les départage.
Échantillonnage géochimique
Mesure les métaux et les éléments traceurs (ceux qui accompagnent le métal recherché) dans les sols, les sédiments et les roches. Ne donne ni la profondeur, ni la taille, ni la continuité de la source.
Géologie de terrain et forage
La cartographie teste la roche et la structure là où la roche affleure. Le forage les teste, ainsi que la teneur, en profondeur. Un forage ne teste qu’une ligne à travers le terrain : il ne suffit ni à confirmer ni à écarter une cible.
Lecture d’ensemble
Des cibles construites à partir d’éléments de preuve indépendants, classées par toute l’équipe selon leur adéquation géologique, et accompagnées des questions restées ouvertes.
| Lecture | 1 | 2 |
|---|---|---|
| Réponse satellitaire | Réponse | Réponse |
| Rupture de pente | Réponse | Pas de réponse |
| Anomalie géophysique | Réponse | Pas de réponse |
| Échantillons de sol anomaux | Réponse | Pas de réponse |
| Faille cartographiée | Réponse | Pas de réponse |
- Les cinq lectures montrent une réponse ici : en tête de liste pour un contrôle de terrain.
- Seul le satellite répond ici : une question à poser au terrain.
Analyse spectrale et spatiale
Les rapports de bandes et l’analyse spectrale transforment l’imagerie en cartes d’altération possible et de lithologie interprétée.
Interprétation structurale
Nous traçons les failles, zones de cisaillement et contacts possibles à partir de l’imagerie, de l’altimétrie et de la géophysique, pour repérer où des fluides ont pu circuler.
Intégration par apprentissage automatique
Des modèles combinent les couches et attribuent un score aux zones à approfondir. Les géologues confrontent ces classements aux observations de terrain.
Chaque résultat de terrain ramène à la question. Le modèle est révisé, et les données suivantes sont choisies pour le mettre à l’épreuve.
Nous sommes là pour faire avancer les projets, et nous disons franchement ce que montrent les preuves.
Avancer
Notre objectif est de faire avancer le projet. Lorsque les preuves étayent le dossier géologique, nous sommes prêts à financer l’étape suivante, et notre propre équipe conduit les travaux.
Affiner
Lorsqu’un résultat n’est pas net, nous revoyons la conception du test et nous recommençons. Un seul résultat ambigu est une raison d’y regarder de nouveau, pas un verdict.
Rendre compte sans détour
Nous partageons les résultats avec nos partenaires tels qu’ils sont, y compris ceux qui contredisent le modèle, et nous décidons ensemble de la suite.
Outre la géologie, la logistique et les coûts, nous évaluons les droits et titres, le consentement et l’accès, ainsi que nos responsabilités envers les communautés et l’environnement. Beaucoup de cibles ne deviennent pas des projets, et nous le disons lorsque les preuves vont dans ce sens. Rien sur cette page n’établit une découverte, une ressource ni une valeur de projet.
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